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Mon parcours en informatique

En 2021, j'obtiens mon brevet d'étude du premier cycle, et on me propose une orientation vers la filière informatique au lycée technique Coulibaly. J'étais un vrai novice dans le domaine, mais j'ai commencé avec l'envie et une grande enthousiasme d'en savoir plus sur l'informatique, ses métiers, et sur la façon dont les choses fonctionnaient réellement. Le début a pourtant été plutôt théorique : nous avons été initiés aux bases fondamentales du domaine.

Plus marquant encore : en commençant la filière informatique au lycée, ma mère m'offre mon premier ordinateur personnel. Je pense que c'est là le moment le plus marquant de mon histoire, puisque tout ce qui allait suivre s'est construit autour de cet ordinateur. Les cours théoriques continuaient à l'école, où tout est beaucoup plus formel. Je décidais donc, en parallèle, de mener mes propres recherches avec mon nouvel ordinateur. Dès que j'avais un peu de connexion, je cherchais tout ce qui touchait à l'informatique. On peut dire qu'à cette époque, j'apprenais un peu de tout, je lisais tout ce que je trouvais.

Jusqu'au jour où je suis tombé sur l'expression « développeur web ». Ce qui m'a d'abord attiré, je crois, c'était l'esthétique que je ressentais en la prononçant : « développeur web », je me disais que c'était plutôt chic. Et c'est cela qui m'a captivé. Je me souviens de ce moment où un professeur est entré dans la salle et nous a demandé ce que nous aspirions à devenir. Sans hésiter, j'avais répondu « développeur web », alors que je me fiais uniquement à l'esthétique du nom - je n'y connaissais rien du tout. Mais avec le temps, ce nom est vite tombé dans l'oubli.

En tant que jeune informaticien plutôt généraliste, qui apprenait de tout et découvrait encore ce nouveau monde, je passais aussi beaucoup de temps libre à regarder des films et des séries dans ma chambre. Jusqu'à ce que je découvre, sur l'ordinateur d'un aîné de terminale, des lignes de code truffées de balises. Je lui ai demandé à quoi ça servait. Il m'a répondu que c'était pour créer des sites web. J'ai souri : je me suis dit « sérieusement, ces lignes touffues vont afficher un site ? » Sur le moment, je trouvais ça trop imaginaire pour être vrai. Puis il m'a fait une démonstration en ouvrant directement le fichier, et à ma grande surprise, un beau site s'est affiché. Je suis resté sans voix.

Cette petite expérience m'a troublé toute la journée. Même en regardant un film sur mon ordinateur, cela m'intriguait au point où j'ai coupé le film pour aller à la bibliothèque de mon quartier utiliser la connexion et faire des recherches à ce sujet. Ce que je cherchais d'abord, c'était de comprendre ce qu'est un site web. J'ai retenu l'essentiel : un site est un ensemble de pages web reliées entre elles et accessibles via un lien, depuis un navigateur, partout dans le monde. Rien que le fait de lire « accessible partout » m'a étonné. Je me suis dit : si j'arrive à créer un site, un ami dans un autre pays n'aurait qu'à aller sur internet, saisir le lien, et le site s'afficherait !

Ce n'était que le début de toute une série de curiosités. Je posais des questions, encore et encore. J'ai fini par trouver sur YouTube beaucoup de vidéos qui parlaient de ça : comment créer un site. Comme je savais le faire à l'époque, j'en téléchargeais beaucoup sur mon PC. Et ainsi a commencé le voyage dans les langages de programmation de base, notamment le HTML, le CSS, le JS, le PHP, le Python, etc. Tout ce que je faisais alors, c'était suivre les vidéos et appliquer, encore et encore. Au début, je ne faisais que ce qu'on me disait de faire, je n'y comprenais rien du tout. Et chaque fois que j'avais du temps libre, je ne faisais que ça, dans ma chambre.

Il y a une partie que je n'ai pas mentionnée : le moment où j'ai créé mon premier site, en affichant un simple « Hello World », comme le savent bien ceux qui sont passés par là. Ce jour-là, voir mon site s'afficher dans le navigateur avec quelque chose que j'avais écrit moi-même, ça a été une grande joie pour moi. Mais ce n'était pas fini, je continuais encore. Ce qui m'a le plus ralenti à cette époque, c'est cette envie de tout savoir en même temps. J'étais trop curieux : j'apprenais à la fois beaucoup de langages de programmation sans en maîtriser un seul parfaitement, parce que j'avais aussi découvert la création d'applications, et il fallait apprendre d'autres choses. J'ai laissé de côté la création de sites pour passer à la création d'applications, puis j'ai encore laissé cela pour passer aux langages de programmation web, et ainsi de suite, constamment.

Tout cet épisode s'est écoulé, mais l'école, en parallèle, continuait aussi son cours, comme vous pouvez l'imaginer. Nous étions à la fin de la première année quand j'ai vu certains de mes camarades se regrouper pour se présenter les sites qu'ils avaient créés. On pouvait dire qu'ils prenaient vraiment ça au sérieux, contrairement à moi qui n'arrêtais pas de tout explorer sans me fixer. J'ai discuté avec eux, et ils m'ont bien expliqué certaines choses. C'est là qu'ils ont mentionné le terme « développement web » - vous vous souvenez, ce métier dont je trouvais le nom esthétique ? C'était exactement ce que j'apprenais sans le savoir.

Puis sont arrivées les vacances. Mais cette discussion avec mes camarades m'avait déjà fait comprendre l'utilité du domaine. Je me suis dit : s'ils s'y consacrent aussi sérieusement, alors ça doit en valoir la peine. Alors, pendant les vacances, je m'y suis consacré pleinement. Malgré un bon nombre de difficultés et d'échecs, je continuais. C'est là que j'ai découvert d'autres notions : le design UI/UX, l'architecture web, les fameuses notions de front-end et de back-end. Je poursuivais mon exploration, mais cette fois centrée sur le développement web.

Cela a continué jusqu'à la reprise des cours, en classe de première. Et dans la liste des cours à suivre, vous ne devinerez jamais ce que j'ai trouvé : « développement web ». C'était une grande joie pour moi, je me disais que c'était le moment d'approfondir mes connaissances, de devenir meilleur. À l'époque, j'avais déjà pas mal progressé, du moins selon mes propres critères. Je ne me souviens plus du jour de la semaine où avait lieu ce cours, mais je peux vous dire que le début m'a beaucoup étonné : à cause de ma curiosité, j'en savais déjà plus que ce qui allait être enseigné, puisque le cours commençait par les bases du développement web, une sorte d'initiation.

Les semaines passaient ainsi, et le seul cours qui m'intéressait vraiment était celui de développement web. À chaque séance, le professeur expliquait des choses que j'avais déjà comprises, ce qui me permettait simplement de les ancrer davantage grâce à ses explications. Mais finalement, pour de multiples raisons, nous n'avons pas continué ce cours jusqu'à la fin de l'année comme prévu - pas moi, en tout cas, puisque je ne cessais pas de vouloir en apprendre davantage sur le domaine. J'enchaînais les tutoriels, même si parfois j'étais bien perdu.

Après tout ce chapitre, il était temps de payer le prix de tous ces moments passés en développement web. Car il faut bien le dire, à l'époque je n'étais pas du tout discipliné, et je n'avais donc pas avancé dans les matières fondamentales, notamment les mathématiques, l'électronique et les autres. C'était donc le moment pour moi de me rattraper, puisque j'allais bientôt terminer la classe de première pour entrer en terminale, où m'attendaient des examens qui, à l'époque, ne présageaient rien de rassurant vu les critères de réussite. Il fallait donc mettre le développement web de côté et consacrer plus de temps aux matières où j'étais encore faible, notamment les mathématiques et l'électronique.

Finalement, tout s'est plutôt bien passé, mieux que prévu. Je suis sorti vainqueur de l'examen de fin d'année de terminale - moi-même, je n'y croyais pas - j'avais plutôt bien travaillé : mention Bien ! J'étais bien sûr un peu déçu, puisque travailler encore plus aurait pu m'offrir de meilleures garanties et privilèges pour les études universitaires, mais avec le recul, j'en suis plutôt fier.

Vient ensuite le temps des études universitaires. On parle ici d'études universitaires, mais comme il s'agit toujours d'informatique, il y a de nouveau cette fameuse phase d'initiation où l'on recommence, logiquement, par les bases. C'était pour moi l'occasion de m'améliorer à côté, de concevoir de véritables projets, d'approfondir mes connaissances, grâce à la liberté qu'offrent les études universitaires. C'était certes plus sérieux, vu le contexte, mais je m'en sortais plutôt bien, sans doute grâce à la formation professionnelle acquise au lycée.

Depuis, je suis toujours à l'université. Je suis actuellement en troisième année, et je continue de poursuivre mes projets en parallèle de mes cours. Je pense avoir plutôt bien évolué. Quand je pense à ce garçon devant son PC, même dans le noir de la nuit, en train de suivre des tutoriels, je lui donnerais une tape amicale dans le dos pour lui dire : « Tu as très bien évolué, petit. »

Je continue toujours de m'améliorer. J'ai fait beaucoup de chemin, mais il en reste encore à parcourir. Avec le recul, je suis plutôt fier de mon parcours.

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